CHAMPIONS LEAGUE: MADIH DEJA AU PIED DU MUR
On ne peut pas dire que l'ASFAR ait bien entamé son aventure en Champions League. Samedi elle retrouvait cette même équipe de l'Etoile du Sahel qui, l'hiver dernier l'avait empêcher de conserver la Coupe de la Confédération, remportée la saison précédente contre les Nigerians des Dolphins de Port-Harcourt.
Pour revenir au match d'hier, il faut d'abord se remémorer la double confrontation qui s'était soldée la saison dernière par autant de partages. Les Tunisiens ayant eu le bonheur de marquer ce fameux but comptant double à l'extérieur. But inscrit en première mi-temps par Gilson, l'égalisation militaire survenant à un quart d'heure de la fin avec la complicité d'un défenseur, en l'occurence Ben Frej qui avait détourné un centre de Bahri. Un nul blanc santionnait le retour et le tour était joué.
On savait cette équipe coriace. Une sorte de FC Séville, mêmes couleurs d'ailleurs, pour rester dans le thème. Une équipe solide, grand collectif, quelques individualités de qualité, l'agressivité qu'il faut à ce niveau et une qualité athlétique surprenante à ce niveau de la saison...Laquelle au fait, celle écoulée, la prochaine ou la saison sub-saharienne qui elle suit le calendrier solaire...Voilà un problème non négligeable pour nos clubs.
Une nouvelle fois l'ASFAR s'est fait piégée et surtout n'a pas conservé son self-control. Dans un match très musclé, elle perdit le défenseur Nourdine Kassimi à la 46° minute à la suite d'une première expulsion et, Youssef Kadioui qui le remplaça (en fait il avait relevé Hirech, attaquant habituel que l'on sacrifie lorsqu'un défenseur fait une connerie), ne fit pas mieux puisqu'il ne resta sur le terrain que 25 minutes. Un second carton rouge et le penalty qui s'ensuivit transformé par Saber Ben Frej (celui qui avait marqué contre son camp le 18 novembre dernier) précipitaient les choses. L'Etoile du Sahel remportait une précieuse victoire et rejoignait à la première place du groupe les Lybiens d' Al Ittihad.
Malheureusement, en football, une équipe avertie n'en vaut pas toujours deux. Ce fut le cas de l'ASFAR, reprise en main par Madih qui n'a même pas eu le temps de s'assoir sur le banc que déjà il est au pied du mur. Maintenant il lui faut absolument ramener au moins le match nul de Tizi Ouzou, le 6 juillet prochain lorsqu'il rendra visite à la JSK. La formation kabyle ayant elle aussi raté son départ, quoique battue à l'extérieur, par une surprenante équipe d' Al Ittihad (0-1). Rien n'est perdu mais en Kabylie notre représentant n'aura pas droit à l'erreur, pour peu qu'Al Ittihad ne décroche un nul à Sousse...Je ne veux même pas y penser.