HIGHLANDER EST MILANISTE
L’immortel Connor Macleod traverse les siècles depuis son Ecosse moyenâgeuse. Mercredi soir il s’est incarné en Gennaro Ivan Gattuso, qui à l’instar de Sir William Wallace, l’un des plus grands héros nationaux de l’Écosse et chef incontesté de la résistance écossaise face à l’Empire Anglais, s’est opposé à la main mise du « kick and rush so english » qui souffle actuellement sur le football européen…
Gattuso, auteur d’un doublé coupe - championnat d’Ecosse avec les Glasgow Rangers en 1999, a sûrement appris du côté de l’Ibrox Stadium à manier le glaive…Sur le très sérieux site de l’UEFA, le récupérateur rossonero a été sacré homme du match. Pourtant les stars aux bons pieds ne faisaient pas défaut. D’un côté comme de l’autre des garçons considérablement racés étaient de la noce : Nesta, Pirlo, Seedorf, Kakà, Scholes, Giggs, Rooney et le futur number one Cristiano Ronaldo…
Dans une équipe milaniste qui a commis en tout et pour tout 11 fautes (contre 21 à son adversaire), Gattuso a obligé Sir Alex Ferguson à détourner le joyau de la couronne mancunienne, en l’occurrence Cristiano Ronaldo, de son couloir.
D’aucuns avaient avancé que deux joueurs comme Gattuso et Ambrosini rabaissaient le taux de qualité de l’équipe. Je serais curieux de savoir s’ils campent toujours sur leur position. Pour ma part, j’estime que ces deux garçons sont à l’origine même du succès milaniste. En football, il est essentiel de priver l’adversaire de ballons. Pour cela il faut d’abord le récupérer.
Gattuso et Ambrosini, ont certes le mauvais rôle puisqu’ils ont commis 9 des 11 fautes de leur équipe, mais sans eux le trio Pirlo – Seedorf - Kakà ne feraient pas autant de merveilles.
La Milan AC disputera le 23 mai prochain en Athènes sa onzième finale de coupe des champions, la troisième en cinq ans. Tel Highlander, il traverse ce demi-siècle de compétitions européennes avec le même enthousiasme, la même détermination, la même force, la même classe. Et trois hommes font que toutes les conditions soient réunies pour que la légende persiste: Berlusconi, son bras droit Galliani et le coach Ancelotti.
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